Oui. Le conjoint admis avec le statut de personne à charge L-2 est autorisé à travailler du fait même de ce statut et n’a pas besoin d’un permis de travail distinct, la mention portée au dossier d’arrivée servant de preuve. Les enfants peuvent accompagner la famille tant qu’ils sont non mariés et âgés de moins de vingt et un ans, et ils peuvent étudier mais non travailler.
La permission du conjoint est réelle, et elle est empruntée
C’est l’un des rares endroits où un ménage reçoit tôt une bonne nouvelle, et elle mérite d’être comprise avec précision. L’autorisation découle du statut lui-même plutôt que d’une demande, et elle est large : l’emploi auprès d’un employeur américain, le travail autonome ou le démarrage d’une entreprise en font tous partie. Deux limites méritent attention.
Elle est dérivée : elle n’existe que tant que la personne principale détient un statut valide et prend fin avec le sien, ce qui importe pour toute entreprise que le conjoint bâtirait autour d’elle. Et elle ne répond pas aux questions étrangères à l’immigration que soulève une entreprise, comme la constitution d’une entité, les permis d’État et municipaux, l’inscription fiscale et la réglementation professionnelle. Exemple hypothétique : un directeur général d’une entreprise de produits de l’érable est muté avec une conjointe qui entend lancer sa propre boutique en ligne; son droit de travailler n’est pas en doute, mais son droit de faire affaire dans cet État dépend d’inscriptions qu’aucune approbation d’immigration ne fournit.
Les inscriptions d’entreprise et tout permis professionnel devraient être vérifiés dans l’État précis avant le déménagement plutôt que découverts après.