Non. Un visiteur d’affaires peut négocier, signer des documents et faire des démarches pour le projet, mais ne peut pas exécuter de travail productif comme installer de l’équipement ou servir des clients. L’entreprise devrait aussi être réelle et en exploitation, ou sur le point de l’être, au moment où la demande est tranchée.
L’organisation est permise; le travail ne l’est pas
Exemple hypothétique : Zoé entend louer des locaux aux États-Unis et passer deux mois à y installer personnellement des établis et du câblage avant de présenter sa demande, en entrant comme visiteuse entre-temps. Le réflexe est compréhensible, parce que la catégorie s’attend à une entreprise réelle et en exploitation plutôt qu’à une idée, et qu’un local vide fait peu convaincant. La ligne se trace toutefois entre organiser et exécuter.
Négocier le bail, rencontrer des fournisseurs, embaucher un entrepreneur et ouvrir des comptes sont des activités qu’un visiteur d’affaires peut entreprendre. Réaliser elle-même l’aménagement, ou ouvrir les portes et prendre des commandes, constitue un travail productif que son statut ne permettrait pas, et cela met en péril chaque demande ultérieure. La meilleure séquence consiste à engager les fonds sous entiercement, à mandater des entrepreneurs pour exécuter les travaux, à documenter les dépenses, et à présenter la demande sur la foi d’une entreprise manifestement près d’ouvrir.
Il vaut aussi la peine de se rappeler, lorsqu’on planifie une décennie plutôt qu’une saison, que ce statut n’offre aucune voie directe vers la résidence permanente.