Vous aurez besoin de documents qui établissent de façon indépendante ce que l’entreprise fait et gagne réellement, car la parole du vendeur n’est pas une preuve. Les déclarations fiscales produites, les relevés bancaires, les contrats clients signés, les registres de paie et un bail sont les substituts habituels à des comptes qui n’ont jamais été correctement tenus.
Reconstituez l’entreprise à partir de documents de tiers
La demande doit répondre à deux questions fondées sur des documents : si l’entreprise est réelle et en exploitation, et si elle peut générer plus qu’un revenu minimal. Exemple hypothétique : l’acheteur d’un atelier américain de rembourrage reçoit d’un propriétaire retraité des chiffres d’affaires manuscrits et aucun état financier officiel; ce qui sauve le dossier, c’est l’ensemble des documents que ni l’une ni l’autre partie ne contrôle — trois ans de déclarations produites, douze mois de dépôts bancaires, les comptes fournisseurs, le registre de paie montrant quatre employés, et le bail signé des locaux. Exigez-les dans la convention d’achat à titre de condition plutôt que de les demander poliment après coup.
Lorsqu’une lacune subsiste, comblez-la vers l’avant plutôt que vers l’arrière : une prévision bâtie sur les contrats clients réellement cessibles, avec un calendrier de dotation et des dates, est plus crédible qu’une reconstitution d’un passé que personne n’a documenté. Et gardez votre propre côté irréprochable, car le dossier doit aussi montrer d’où provient votre capital et qu’il a bougé au moment où vous le dites.