Peut-être pas, car la règle exige une année continue d’emploi admissible à l’étranger au cours des trois années précédant la pétition, et une longue interruption sans solde peut rompre la continuité. Le nombre total d’années de service n’y remédie pas; ce qui compte, c’est qu’une année admissible ininterrompue se trouve à l’intérieur de cette fenêtre de trois ans.
La continuité se mesure, elle ne s’estime pas
Remontez à partir de la date de dépôt prévue et marquez la fenêtre de trois ans sur un calendrier, puis reportez-y chaque période d’emploi, de congé, de détachement et de mise à pied. Exemple hypothétique : la dirigeante qui gère une ligne de peinture en poudre à Saint-Cyrille-de-Wendover compte neuf ans dans l’entreprise, mais elle a pris huit mois de congé personnel sans solde qui a pris fin il y a quatorze mois, ne laissant que quatorze mois continus depuis son retour — ce qui suffit, pourvu que les registres de paie le montrent clairement et que le congé soit expliqué plutôt que dissimulé. Lorsque le calcul ne fonctionne pas, il existe habituellement deux réponses honnêtes : attendre qu’une année continue complète se soit accumulée dans la fenêtre, ou examiner si une autre classification convient au même déplacement.
Ce qui n’aide pas, c’est de présenter un service cumulatif en espérant que l’interruption passe inaperçue, puisque la preuve de paie est précisément ce que la pétition doit contenir. Notez aussi que l’année admissible doit être auprès de l’entité étrangère liée elle-même; un travail exécuté pour un client, ou facturé par l’entremise de votre propre société de gestion, appelle une contestation sur la question de savoir si vous étiez bel et bien l’employé de cette société.